Le transporteur Calsina Carré croit dur comme fer au transport ferroviaire

Lors du SITL 2025, nous avons rencontré différents acteurs du fret ferroviaire, mais aussi des transporteurs routiers, comme Calsina Carré. Sur le stand situé à proximité de l’espace Intermodal, nous avons pu discuter avec José-Amando Sanchez, Responsable Développement Commercial France de la firme.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le transporteur routier Espagnol, au contraire de bon nombre de confrères, a fait de l’intermodal et de la décarbonation son cheval de bataille pour rendre la logistique plus propre, plus respectueuse de l’environnement. Ainsi, Calsina Carré a noué des partenariats avec différentes sociétés de ferroutage comme VIIA, Cargobeamer ou autres pour du Ro-Ro, mais dispose également de ses propres terminaux au Boulou, à Perpignan et à Bettembourg.

L’objectif de Calsina Carré est de connecter l’Afrique du Nord au Nord de l’Europe par des flux logistiques vertueux et durables. Comme on peut le voir sur la carte ci-dessous, les flux sont orientés Sud<->Nord :

La Belgique, les Pays-Bas, l’Allemagne, le Luxembourg et la France sont le champ d’actions du groupe. Une partie non-négligeable des caisses transite par le train, avec autant de CO2 d’économisés. Parmi les quelques 1300 camions du groupe, une bonne partie utilise du carburant issu des végétaux (HVO ou Hydrotreated Vegetable Oil).

Si d’autres transporteurs avaient la même politique, on verrait certainement plus d’autoroutes ferroviaires sur notre territoire…

La future directive européenne sur les Poids et Dimensions des Camions en Europe est inacceptable et contraire aux enjeux climatiques et économiques de La France !

@Alamy

L’Alliance 4F, qui représente tous les acteurs du secteur du fret ferroviaire français, appelle les parlementaires européens à rejeter la généralisa>on des 44 tonnes et à s’opposer au projet d’autorisa>on des megatrucks. Elle demande également au Gouvernement français de protéger ses citoyens en s’opposant à ces camions en trafic transfrontalier, en complète opposition avec les engagements pris lors des Accords de Paris et pour un Green Deal européen.

Le Parlement européen se prépare à voter une révision cruciale de la directive sur les poids et dimensions des camions en Europe, avec des implications significatives pour la sécurité, l’économie et l’environnement. La directive propose d’augmenter les limites actuelles, en permettant le passage pour les flux transfrontaliers des camions de 40 à 44 tonnes, et en autorisant les megatrucks à passer les frontières, des mastodontes de plus de 25 mètres de long et pesant jusqu’à 60 tonnes, interdits même aux États-Unis.

La révision envisagée soulève des inquiétudes majeures, notamment en matière de sécurité routière, d’impacts économiques et environnementaux et de distorsion concurrentielle entre les modes de transport. Alors que le vote est prévu la semaine du 11 mars à Strasbourg, l’Alliance 4F, représentant la filière du fret ferroviaire français et du transport combiné rail-route, s’oppose fermement à cette directive aux conséquences potentiellement dévastatrices.

Vous pouvez retrouver en pièce-jointe une note d’information exposant les principaux arguments de tous les acteurs contre cette directive :

  • L’adoption aujourd’hui de cette directive met en péril la sécurité sur les routes de citoyens français et européens. Des camions plus lourds et plus longs sur des routes déjà congestionnées, c’est 80% de risques d’accidents en plus par rapport au transport ferroviaire.
  • Cette directive est poussée par les pays européens champions du dumping social, dont les camions ne font que traverser la France sans payer le coût des infrastructures.
  • Des camions plus lourds vont user prématurément nos routes et nécessiter d’adapter nos infrastructures (ponts, ronds-points…) aux seuls frais des contribuables français.
  • La directive compromet fortement le développement du fret ferroviaire et du transport combiné rail-route, le plus vertueux, salué et encouragé par la France et la Commission européenne.
  • L’adoption de cettee directive aurait comme conséquence immédiate une augmentation considérable des émissions de CO2, car elle permet jusqu’en 2035 (au minimum) à ces camions de fonctionner au diesel…

Où est le Green Deal qui lutte contre le changement climatique et censé protéger les Européens ?

Source : communiqué Alliance 4F