Un nouvel aiguillage pour un maillon essentiel du fret ferroviaire

La maintenance des trains passe aussi par le réseau !

À Méricourt, près de Lens dans le Pas-de-Calais, le Technifret Technis – aussi appelé « dépôt de Lens » – joue un rôle clé dans cette démarche. Véritable “garage XXL” du rail, il accueille chaque année 1 400 locomotives pour leur entretien.

Pourquoi est-ce indispensable ?

Parce qu’une locomotive, comme tout matériel industriel, nécessite un suivi régulier :

  1. Des visites courantes tous les 50 jours
  2. Des révisions lourdes tous les deux ans
  3. Des opérations de maintenance à mi-vie (OPM), représentant jusqu’à 1 500 heures de travail

Grâce à ces opérations, les locomotives circulent en toute sécurité et avec des performances optimales, ce qui garantit la fiabilité du transport ferroviaire de marchandises.

C’est pour maintenir cette fiabilité que nos équipes ont remplacé un aiguillage stratégique permettant l’accès à ce technicentre.

Pourquoi cet aiguillage est-il si crucial ?

C’est lui qui permet aux trains de bifurquer en toute sécurité vers le technicentre. Sans lui, impossible d’entretenir les locomotives. Ce simple équipement conditionne la performance d’une chaîne logistique entière et participe à la transition écologique.

Merci aux équipes mobilisées pour cette opération technique.

Source et image : SNCF Réseau

Extension de la plateforme de transport combiné de Vénissieux – Saint-Priest pour plus de fret ferroviaire

S’il y a bien un secteur où le fret ferroviaire a le vent en poupe, c’est le transport combiné, où le ferroviaire devient en quelque sorte le sous-traitant de la route. Avec l’installation de trois nouvelles voies de service ainsi que de nouveaux portiques, la plateforme de transport combiné Vénissieux – Saint Priest va répondre à ce besoin en augmentant ses capacités d’accueil de train de 40%.

Le trafic va passer ainsi de 7 allers-retours à 9 allers-retours en mars 2025, puis 10 en 2026. Pour rappel, cette plateforme est gérée par SNCF Réseau et près de 10% du fret national passe par cette plateforme.

La ligne Niort – Saintes va reprendre notamment pour le fret ferroviaire

Après 9 mois de fermeture, la circulation ferroviaire sur la ligne ferroviaire Niort – Saintes va reprendre. 125 M€ ont été investis par l’État, La Région et SNCF Réseau afin de pérenniser cette ligne de desserte fine du territoire, supprimer les ralentissements, améliorer le confort des voyageurs et offrir des perspectives de mobilité aux territoires traversés. Cette ligne permettra également la circulation des trains de fret de l’autoroute ferroviaire Cherbourg – Mouguerre, nouveau service sur l’axe atlantique dont la première circulation est prévue en mai.

L’inauguration de ce jour s’est tenue en présence d’Etienne Guyot, Préfet de région Nouvelle-Aquitaine, Alain Rousset, Président de la région Nouvelle-Aquitaine et Matthieu Chabanel, Président-Directeur général de SNCF Réseau.

Au-delà de la cérémonie traditionnelle d’inauguration (présentation chantier, prises de paroles, point presse..), SNCF Réseau a proposé plusieurs ateliers (soudure aluminothermique, engins de voie, terrassements et présentation du chantier et des métiers ferroviaires) et ouvert la journée aux étudiants/écoliers.

Merci aux équipes de la SNCF et à tous les partenaires pour ce chantier bien mené. Et rendez-vous prochainement sur la ligne Poitiers – Limoges où les travaux commencent !

Source : Stéphane Morançais, Chef Département Mobilité Infrastructures Ferroviaires DREAL Nouvelle-Aquitaine au ministère de l’écologie

Descente aux enfers du fret ferroviaire français à cause de SNCF Réseau ?

Le fret ferroviaire en France est en crise : mouvements sociaux, fermeture de lignes capillaires, arrêt temporaire de la ligne de la Maurienne… Mais selon un acteur de premier plan qui ne nous a pas autorisé à mentionner son nom, les malheurs du fret ferroviaire viendraient en partie de la situation hégémonique de SNCF Réseau. Ci-dessous un extrait du message envoyé par cet acteur remonté par le désastre qu’il voit poindre à l’horizon :

L’évolution de la part du fret ferroviaire en France depuis 50 ans :

  • 1974 : un seul opérateur, plus de 50 chantiers de tri en France, 74 milliards de tonnes-kilomètres (t/km) transportées,
  • 1998 : 55 milliards de t/km transportées,
  • 2005 : 40 milliards de t/km transportées à la veille de la libéralisation du marché et de l’arrivée de nouveaux acteurs.
  • 2019 : 11 entreprises ferroviaires assurent 99% du tonnage transporté, moins de 10 chantiers de tri en intégrant des plateformes reprises ou crées par de entités privées, 32,5 milliards de t/km transportées,
  • 2022 : légère reprise où 23 entreprises ferroviaires (et 8 candidats autorisés) ont assuré 35 milliards de t/km alors que la route assurait en 2020 plus de 330 milliards de t/km (source Ministère de l’Ecologie).
  • 2023 : effondrement du transport combiné avec – 23% (comparé aux 11 premiers mois de l’année précédente).

De la même manière, les nombreux plans de relance du fret ont tous été des échecs.

L’annonce en 2021 d’un doublement de la part modale d’ici 2030 mène les acteurs une fois encore vers un échec retentissant (- 22% en 3 ans soit au 1/3 de la durée de l’engagement !).

Concernant la circulation des trains, et toujours dans l’optique du doublement de la part modale du fret ferroviaire, les entreprises ferroviaires (EF) ne sont plus en mesure d’honorer leurs obligations de transporteurs lorsque SNCF Réseau sort des prétextes fallacieux en disant que :

  • La température est trop élevée (11 constats d’huissiers relevant des températures comprises entre 18 et 21 degrés à 8h00 du matin, température permettant la circulation des trains mais qui n’ont toutefois pas été autorisés par Réseau « en prévision d’une montée de température ….. à venir »,
  • Il y a trop de givre … ou trop de de neige,
  • Il y a des feuilles sur les voies et le rail est glissant,
  • Les pluies sont trop conséquentes et la desserte n’est pas possible,

Comment font-ils dans d’autres pays aux températures plus extrêmes ?

Et lorsque les éléments extérieurs ne sont pas de la partie pour justifier des impossibilités de circulation, plusieurs événements viennent perturber la circulation des trains de fret :

  • Un mouvement social « d’une certaine catégorie de salariés » (les Etablissements Infra Circulation, ou EIC, ont été particulièrement actifs en 2023 mais pas que …),
  • Des travaux rendus tardivement quand ils ne sont pas inopinés générant une suppression de sillon,
  • Des personnels inopinément absents dans les postes de circulation et que Réseau ne sait pas remplacer,
  • Des retards liés à toutes sortes de causes faisant perdre le sillon (garage du train car prolongation de l’ouverture de la gare destinataire impossible par manque de moyens, recherche d’un nouveau sillon au mieux le lendemain et insatisfaction totale du client voire, pénalités pour l’EF),
  • Des ralentissements imposés pour préserver la sécurité des circulations : 5500 km en 2017 dont 4000 km sur les « petites lignes » empruntées pour desservir les ITE des clients (contre 2500 km en 2008)
  • Des procédures de traitement des réclamations adressées à Réseau d’une complexité inouïe, avec des délais courts de présentation, des règles établies unilatéralement et qui, in fine, permettent à Réseau de ne quasi jamais assumer ses obligations et de ne pas régler des pénalités qui ne compenseraient que très partiellement les préjudices subis,
  • Une « réglementation » découlant du DRR (Contrat d’utilisation de l’infrastructure du RFN) où l’EF est d’entrée présumée responsable de tout incident, à charge pour elle d’apporter la preuve d’une responsabilité tierce (avec un état de l’infrastructure sur les voies de service dont il est difficile, voire quasi impossible, de prouver le manque d’entretien).

Par ailleurs, la Commission des Finances du Sénat déclarait dans une note du 9 mars 2022 que « le modèle de financement de SNCF Réseau [n’était] pas viable » et écrivait clairement que :

« SNCF Réseau est moins performant que ses homologues européens. Alors que sa productivité a stagné depuis 20 ans, en France, trois fois plus d’agents sont nécessaires pour faire circuler un train qu’ailleurs en Europe. Aussi, SNCF Réseau se doit-il de réaliser des gains de productivité considérables. Ses modes de fonctionnement, encore ancrés dans l’histoire des infrastructures ferroviaires, doivent être profondément revus ».

Les EF sont quasi toutes en grande difficulté financière. Comment pourrait-il en être autrement dans un tel contexte ? 

Tous les acteurs se cassent la figure ensemble la figure et se donnent rendez-vous dans un an en prenant le temps d’ici là d’habiller la réalité de cette chute collective (avec de jolis slides et de belles tables-rondes).

Le groupe Auchan a réduit l’utilisation du transport combiné à cause des dysfonctionnements

Bruno Meneret, directeur national Transport du groupe Auchan, est intervenu lors d’une table ronde concernant la libéralisation du fret ferroviaire. Son intervention est sans appel : depuis 2019, Auchan a réduit drastiquement l’utilisation du transport combiné pour ses entrepôts nationaux et marchandises non périssables. 

Les raisons : les grèves, les aléas (travaux), l’absence de traçabilité des caisses mobiles, le manque d’information du gestionnaire du réseau, la rigidité des sillons (si un opérateur rate un sillon, obligé d’attendre 48h…), l’absence d’engagement de certains opérateurs de transport combiné… 

Auchan n’abandonne cependant pas l’idée de refaire appel en masse au ferroviaire, mais souhaite plus de traçabilité, de fiabilité et de qualité.

DB Cargo France, STE et Depaeuw s’associent à Dunkerque pour éviter le report total camions

DB Cargo se mobilise pour proposer des alternatives concrètes à la route.

Depuis 4 ans, DB Cargo France assure, en collaboration avec sa maison mère, du transport de barres métallisées sur la ligne Witten (all) – Leffrinckoucke (fr). Un train bloc circule tous les 15 jours pour acheminer à l’année plus de 25 000 tonnes de marchandises. Trop tardivement en septembre dernier, nous avons appris de SNCF Réseau la fermeture définitive de la ligne Dunkerque- Leffrinckoucke, due à la vétusté de l’infrastructure et au manque d’investisseurs (publics ou privés) pour la remettre en état.

Suite à cette annonce et afin de limiter le report modal, nous avons travaillé avec les différents partenaires (DB Cargo, STE et DEPAEUW) sur une solution mixte, permettant de garantir l’acheminement des volumes par voie ferrée. L’idée était de collaborer avec un prestataire de manutention dunkerquois, pouvant nous proposer un emplacement pour le transbordement. Le choix s’est porté sur un spécialiste du portuaire, qui nous a ouvert son embranchement sur le port Ouest de Dunkerque (STE- Société du terminal de l’Escaut). Grâce à cette solution écoresponsable clé en main, seulement 15 kilomètres sont réalisés en camion, les derniers kilomètres ne pouvant plus être assurés par train. Au total 80 trajets mensuels routiers sont évités. Afin d’assurer cette nouvelle desserte, les agents de DB Cargo France ont été habilités à l’accès Ouest du port de Dunkerque. Cette certification vient s’ajouter à celle de Grande-Synthe, obtenue pour des trafics antérieurs.

Nous remercions nos partenaires, nos équipes commerciales et de conception ainsi que l’agence de Calais, qui ont fait de cette opération de sauvetage un succès. Nous saluons la volonté de notre client de miser une nouvelle fois sur le rail !

Source : Linkedin

Une augmentation du transport combiné par rail de 60% d’ici 2027

Le transport combiné est l’un des secteurs du fret ferroviaire qui note une forte augmentation de la demande entre les différents terminaux. Ainsi, il est prévu une augmentation de 60% du trafic ferroviaire combiné entre 2023 et 2027. Mais plusieurs freins pourraient mettre à mal cette estimation :

  • L’état du réseau ferroviaire, avec de nombreux travaux qui empêchent la circulation des trains notamment la nuit
  • L’état de terminaux
  • Le coût de l’électricité

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Le report modal inversé aurait déjà commencé à cause du prix de l’électricité pour le fret ferroviaire

Le gestionnaire d’infrastructure SNCF Réseau a quadruplé au 1er janvier la Redevance pour la fourniture du courant de traction (RFE) avec télé-relevage, passant de 111,95 euros du mégawatt-heure HT en 2022 à  473,51 euros en 2023. Conséquences visibles : certains opérateurs sont déjà sur les rotules et, selon Alexandre Gallo (Président Directeur Général de DB Cargo France), des locomotives électriques ont déjà été remplacées par des locomotives diesel.

Mais le plus difficile reste à venir : un report modal inversé aurait déjà été noté avec des entreprises privilégiant le camion au train, à cause de l’augmentation des coûts. C’est un coup dur pour le fret ferroviaire qui retrouvait des couleurs.

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Le fret ferroviaire repasse au dessus des 10% de part de marché, mais attention danger !

La part du fret ferroviaire en France dans les transports est passée de 9,6% à 10,7%, ce qui est une progression remarquable et atypique. Attention cependant, la facture d’électricité risque de freiner ce nouvel élan !

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