Fret SNCF remporte un important contrat avec le sidérurgiste Saarstahl AG

Fret SNCF a remporté un nouveau contrat, jusque-là opéré par des entreprises ferroviaires concurrentes, de deux flux entre l’Allemagne et la France pour le sidérurgiste Saarstahl AG du groupe SHS Logistics.

Notre client souhaitait obtenir un maximum de flexibilité et de souplesse, tout en créant des synergies entre ses flux.

Le mode de production propre à Fret SNCF de gestion capacitaire s’est avéré le plus efficient du marché pour permettre le transport de wagons depuis Sarrebruck vers Golbey et Conflandey.

Avec l’appui de EURORAIL / REGIORAIL France, ce sont plus de 2000 wagons qui seront transportés chaque année.

Source : LinkedIn

Un peu de trafic entre Rambouillet et Chartres

On ne peut pas dire que la ligne qui va de Rambouillet à Chartres soit surchargée de trains de fret. Par contre, c’est une autre histoire avec les trains de voyageurs, notamment les TER.

Aujourd’hui vers 9h00, on a pu voir la nouvelle liaison assurée par Captrain France, en provenance de Valenton, avec des wagons chargés de gravats.

Un peu plus tard un train de citernes, de type Millet, tracté par une locomotive qui ressemble à une Akiem.

Il y avait également dans l’après midi un train de trémies tracté par une locomotive VLFI (Captrain), mais pas photographié.

Le groupe Auchan a réduit l’utilisation du transport combiné à cause des dysfonctionnements

Bruno Meneret, directeur national Transport du groupe Auchan, est intervenu lors d’une table ronde concernant la libéralisation du fret ferroviaire. Son intervention est sans appel : depuis 2019, Auchan a réduit drastiquement l’utilisation du transport combiné pour ses entrepôts nationaux et marchandises non périssables. 

Les raisons : les grèves, les aléas (travaux), l’absence de traçabilité des caisses mobiles, le manque d’information du gestionnaire du réseau, la rigidité des sillons (si un opérateur rate un sillon, obligé d’attendre 48h…), l’absence d’engagement de certains opérateurs de transport combiné… 

Auchan n’abandonne cependant pas l’idée de refaire appel en masse au ferroviaire, mais souhaite plus de traçabilité, de fiabilité et de qualité.

Le fret ferroviaire va se renforcer en région Occitanie grâce à Rail Logistics Europe

En lien avec sa stratégie de promotion de la mobilité, La Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée a signé un partenariat inédit avec le Groupe SNCF actant leur ambition commune en faveur du dynamisme du territoire.
A cette occasion, Frédéric Delorme, aux côtés de Jean-Pierre Farandou, a rencontré Carole Delga et Jean-Luc Gibelin pour renforcer l’intégration du fret ferroviaire à cette ambition.
 
Rail Logistics Europe entend ainsi de réaliser le X2 (doublement de la part modale du fret ferroviaire, d’ici à 2030, inscrit dans la loi Climat) en région Occitanie grâce à des axes de développement majeurs du transport ferroviaire de marchandises : transport de granulats pour l’approvisionnement des marchés BTP de Toulouse, trains de conteneurs maritimes sur l’axe Bordeaux<>Toulouse<>Fos, exploitation du chantier combiné de St-Jory, etc… Rail Logistics Europe ambitionne d’être un partenaire privilégié pour l’atteinte des objectifs de la Région.
 
Frédéric Delorme a profité de ce déplacement pour rencontrer des agents de Fret SNCF au triage de Saint-Jory, où il a longuement échangé avec les représentants du personnel. 
Il a notamment pu y réaffirmer l’importance de ce triage au regard de l’ambition de la Région et de nos objectifs de développement du fret ferroviaire en Occitanie. 

Source : Rail Logistics Europe

La voie ferrée de Chartres à Pont-sous-Gallardon toujours à l’abandon ou presque

Faisant partie intégrante de l’ancienne voie qui devait raccourcir le temps de trajet de Bordeaux à Paris, la section Chartres – Pont-sous-Gallardon est toujours à l’abandon, sauf une partie entre Senainville et Pont-sous-Gallardon utilisée par un vélorail.

Jusqu’au début de la seconde guerre mondiale, des trains de fret empruntaient la section Chartres – Limours notamment pour desservir les silos. La section Chartres – Pont-sous-Gallardon était utilisée jusqu’en 2000 pour desservir deux grands silos (qui ont abandonné le rail suite à la décision de la SNCF de fermer de longs mois la section pour un changement de traverses). La section Chartres – Coltainville était utilisée jusqu’en 2007 pour desservir l’usine Primagaz (qui a été obligée de tirer un trait sur le fret ferroviaire parce que SNCF arrêta toute desserte wagon isolé dans le secteur).

@Google avant en 2008

@Google aujourd’hui

Quid du devenir de cette voie ? Il est toujours possible de rénover facilement le tronçon allant de Chartres jusqu’aux environs de Bleury (au-delà c’est plus compliqué, des maisons et autres aménagements ont été érigés sur la plateforme, et des ponts ont été détruits notamment au niveau d’Ablis).

Le Maire de Chartres envisageait un moment d’utiliser la plateforme pour un tramway pour aller jusqu’à Champhol, puis au-delà dans un second temps. Cependant il a changé d’avis.

Le vélorail, coincé entre Pont-sous-Gallardon et Senainville, pourrait très bien aller jusqu’aux abords de Chartres (il y aurait un carrefour à sécuriser ainsi qu’un viaduc). Le fret ferroviaire pourrait renaître également pour alimenter Primagaz et les silos à grains de Pont-sous-Gallardon, mais cela pourrait provoquer la colère des riverains.

Le pire qui puisse arriver bien entendu serait une nouvelle « voie verte ».

Report modal ferroviaire, une nouvelle ligne pour Heidelberg entre Couvrot et Guerville

Heidelberg Materials France, acteur majeur dans l’utilisation du fret ferroviaire en France, développe encore son report modal en activant une nouvelle ligne ferroviaire entre son usine de Couvrot (51) et son centre de distribution de Guerville (78) en Ile-de-France.

Heidelberg Materials France concentre ses efforts dans la décarbonation du transport de ses matières premières et marchandises, ainsi que de ses cimenteries.

Source : Heidelberg Materials France

Les opérateurs de fret ferroviaire vont pouvoir annuler le coûteux contrat électricité avec SNCF Réseau

Alors que le prix de l’électricité se négocie actuellement entre 150 et 200 € du Megawattheure, les opérateurs de fret ferroviaire privé doiven en payer 471 € à SNCF Réseau. La raison ? SNCF Réseau avait négocier un contrat en juin 2022 avec EDF au moment où le prix était le plus élevé, contrat non négociable sur une durée de 3 ans, avec impossibilité de revoir les prix en cas de forte baisse. Une erreur de débutant qui s’est répercuté sur l’ensemble des clients SNCF Réseau qui utilisent des locomotives électriques (à l’exception d’Europorte, qui négociait déjà directement le coût de l’électricité sans passer par SNCF Réseau).

Face à cette situation ubuesque, les différents opérateurs privés avaient demandé de l’aide au Ministre des transports Clément Beaune. Il aura fallu plusieurs mois pour obtenir gain de cause : les entreprises ferroviaires privées pourront négocier elles-mêmes leur contrat d’électricité à partir du 1er juin 2023. Cela devrait permettre de limiter les pertes.

Un trafic fret ferroviaire qui passe par La Défense grâce à Captrain

Grande première pour CAPTRAIN France !

Cela faisait plusieurs années qu’un train de marchandises n’avait pas traversé la gare de La Défense Grande-Arche.
Le 24 mars 2023, ce fût chose faite avec l’arrivée du premier train pour le compte de notre client IDEX.

Cette rotation reliant Chartres à Nanterre permettra, dès 2024, le transport hebdomadaire d’agro-pellets afin d’alimenter la centrale de chauffage du quartier d’affaires de La Défense.

La réalisation de ce train vient confirmer les ambitions de Captrain France en proposant à nos clients des solutions ferroviaires toujours plus écologiques, innovantes et audacieuses.

Bravo à l’ensemble des équipes ayant permis la réalisation de ce premier train !

Crédit photo : Erwan QUINTIN.

Source : Linkedin

Fin du trafic de fret ferroviaire pour alimenter l’usine Ascometal à Leffrinckoucke

© MAXPPP

Nous apprenons que depuis début janvier, l’usine sidérurgique Ascometal de Leffrinckoucke a décidé de remplacer son ravitaillement via fret ferroviaire par du tout camion. La ligne qui permettait ainsi de l’alimenter en fret aurait été fermée par décision de SNCF Réseau.

Cette usine était déjà en difficulté suite à l’augmentation du coût de l’énergie, avec arrêt prolongé et chômage partiel pour bon nombre d’employés. Les 4 rotations ferroviaires seront désormais remplacées par un flot de camions. Quid de l’avenir de l’embranchement allant de l’usine ?

@GoogleMaps

Il semblerait qu’une voie verte est à l’étude, alors qu’une liaison voyageurs entre Dunkerque et la Belgique (Furnes) était demandée. L’annonce des 100 milliards d’investissement par Elisabeth Borne ne semble pas porter ses fruits.

Régiorail affiche ses ambitions pour 2023 avec 12 BB 27300 louées à Beacon Rail

Régiorail fait partie de ces petits acteurs du ferroviaire qui montent, qui montent. Et pour preuve, l’entreprise ferroviaire prévoit de louer 12 locomotives BB 27300 à Beacon Rail.

@PompierduRail

Ces locomotives ont été mises en service en 2006. Bien que conçues pour le fret, ces machines ont servi pendant plus de 15 ans pour transporter les Franciliens de la ligne N (Transilien).

Beacon Rail prévoit d’acquérir d’autres machines cette année pour les mettre en location (13 machines supplémentaires au total via une vente aux enchères via IDF Mobilité).

Malgré un contexte morose lié au prix de l’électricité, la relance du fret semble être sur de bons rails.