Modalis conçoit un wagon de fret ferroviaire à 160 km/h

Modalis conçoit un wagon de fret ferroviaire à 160 km/h. La vitesse réduite des trains de marchandises est un obstacle au développement du fret ferroviaire. Et avec un train qui n’est pas prioritaire, difficile de garantir des horaires de livraison vu les conflits de trafics.

De plus, en France, en 3 décennies, la part du rail dans le transport de marchandises n’a cessé de diminuer, ne représentant aujourd’hui que 11% (35,8 milliards de tonnes-km en 2021) contre 18% au niveau européen, selon les données du ministère de la Transition écologique.

C’est en partant du constat que Modalis lance, après 5 ans d’étude avec le constructeur slovaque Tatravagónka son nouveau wagon de fret Sggmrss 92 pieds. Parmi les innovations du wagon multimodal, la plus intéressante est celle de circuler à 160 km/h.

À 160 km/h, les trains de fret seraient prioritaires sur les lignes du réseau ferré national, ce qui permettrait d’améliorer leur fiabilité et leur ponctualité…et de récupérer les parts de marché dans les transports de produits frais, mais aussi les colis de première nécessité.

Source : Le Journal du transport public, vélo, trottinette

Railcoop arrête son activité fret, vers le début de la fin ?

@Railcoop

Railcoop ne faisait pas l’unanimité chez les passionnés de train et chez les cheminots. Coopérative qui voulait réactiver de nombreuses lignes ferroviaires avec l’énergie de centaines de passionnés, Railcoop n’a eu de cesse de repousser l’ouverture de lignes voyageurs, dont le fameux Lyon – Bordeaux, prévu initialement en juin 2022 et repoussé au plus tôt en été 2024.

Railcoop avait pourtant réussi là où on ne l’attendait pas : une ligne de Fret entre Toulouse et Capdenac pour le transport de palettes (qui n’a pas réellement fonctionné, les wagons étaient presque tous vides), puis le transport de bois, qui a connu plus de succès (entre 2 et 4wagons chargés hebdomadairement).

Il y a quelques jours, Railcoop annonçait fièrement étendre son activité fret. Un nouveau chargeur et surtout, extension de son périmètre de circulation, avec come cible le transport de conteneurs, très lucratif. Aujourd’hui, une semaine après, Railcoop annonce mettre fin à son activité fret pour se « concentrer » sur son activité voyageurs, qui n’a toujours pas démarré. Alexandra Debaisieux a été remerciée.

Des événements qui n’augurent rien de bon pour la coopérative ferroviaire. Une claque pour les investisseurs. Et aussi, une désillusion pour celles et ceux qui croyaient à cette activité fret, à la portée de Railcoop, certes moins presitigieuse mais prometteuse. Aujourd’hui, Railcoop a perdu le peu de crédibilité qui lui restait.

A t-on vraiment besoin de plus de voies pour le fret ferroviaire ?

La crise du fret ferroviaire est revenue au premier plan avec un reportage cinglant prévu ce soir sur France5. Si chacun y va de sa petite idée pour relancer le fret ferroviaire, allant de la re-nationalisation à l’injection de plusieurs millards d’euros en passant par un meilleur accès au réseau pour les nouveaux entrants, d’autres estiment que le réseau actuel est sous-utilisé au regard de ses capacités réels.

Sur le site Enbata.info, on prend pour exemple la circulation ferroviaire entre Hendate et Bayonne. Alors que la capacité maximale serait de 170 trains de fret par jour, il en circulerait moins de 10. L’abandon du wagon isolé (privant de nombreux sociétés moyennes de l’accès au ferroviaire) est selon l’auteur de l’article, la cause principale de cette désertification sur les rails.