Modalis conçoit un wagon de fret ferroviaire à 160 km/h

Modalis conçoit un wagon de fret ferroviaire à 160 km/h. La vitesse réduite des trains de marchandises est un obstacle au développement du fret ferroviaire. Et avec un train qui n’est pas prioritaire, difficile de garantir des horaires de livraison vu les conflits de trafics.

De plus, en France, en 3 décennies, la part du rail dans le transport de marchandises n’a cessé de diminuer, ne représentant aujourd’hui que 11% (35,8 milliards de tonnes-km en 2021) contre 18% au niveau européen, selon les données du ministère de la Transition écologique.

C’est en partant du constat que Modalis lance, après 5 ans d’étude avec le constructeur slovaque Tatravagónka son nouveau wagon de fret Sggmrss 92 pieds. Parmi les innovations du wagon multimodal, la plus intéressante est celle de circuler à 160 km/h.

À 160 km/h, les trains de fret seraient prioritaires sur les lignes du réseau ferré national, ce qui permettrait d’améliorer leur fiabilité et leur ponctualité…et de récupérer les parts de marché dans les transports de produits frais, mais aussi les colis de première nécessité.

Source : Le Journal du transport public, vélo, trottinette

Joli passage d’un convoi fret ferroviaire combiné ce matin sur la ligne Paris – Chartres

La ligne de Paris à Chartres n’est pas connue pour être une artère principale pour le fret ferroviaire, mais on peut y voir des trains de céréales, de granulats et parfois combinés. C’est ce que l’on a pu voir ce matin avec un joli convoi, assez rare pour être signalé, aux environs de Chartres.

Descente aux enfers du fret ferroviaire français à cause de SNCF Réseau ?

Le fret ferroviaire en France est en crise : mouvements sociaux, fermeture de lignes capillaires, arrêt temporaire de la ligne de la Maurienne… Mais selon un acteur de premier plan qui ne nous a pas autorisé à mentionner son nom, les malheurs du fret ferroviaire viendraient en partie de la situation hégémonique de SNCF Réseau. Ci-dessous un extrait du message envoyé par cet acteur remonté par le désastre qu’il voit poindre à l’horizon :

L’évolution de la part du fret ferroviaire en France depuis 50 ans :

  • 1974 : un seul opérateur, plus de 50 chantiers de tri en France, 74 milliards de tonnes-kilomètres (t/km) transportées,
  • 1998 : 55 milliards de t/km transportées,
  • 2005 : 40 milliards de t/km transportées à la veille de la libéralisation du marché et de l’arrivée de nouveaux acteurs.
  • 2019 : 11 entreprises ferroviaires assurent 99% du tonnage transporté, moins de 10 chantiers de tri en intégrant des plateformes reprises ou crées par de entités privées, 32,5 milliards de t/km transportées,
  • 2022 : légère reprise où 23 entreprises ferroviaires (et 8 candidats autorisés) ont assuré 35 milliards de t/km alors que la route assurait en 2020 plus de 330 milliards de t/km (source Ministère de l’Ecologie).
  • 2023 : effondrement du transport combiné avec – 23% (comparé aux 11 premiers mois de l’année précédente).

De la même manière, les nombreux plans de relance du fret ont tous été des échecs.

L’annonce en 2021 d’un doublement de la part modale d’ici 2030 mène les acteurs une fois encore vers un échec retentissant (- 22% en 3 ans soit au 1/3 de la durée de l’engagement !).

Concernant la circulation des trains, et toujours dans l’optique du doublement de la part modale du fret ferroviaire, les entreprises ferroviaires (EF) ne sont plus en mesure d’honorer leurs obligations de transporteurs lorsque SNCF Réseau sort des prétextes fallacieux en disant que :

  • La température est trop élevée (11 constats d’huissiers relevant des températures comprises entre 18 et 21 degrés à 8h00 du matin, température permettant la circulation des trains mais qui n’ont toutefois pas été autorisés par Réseau « en prévision d’une montée de température ….. à venir »,
  • Il y a trop de givre … ou trop de de neige,
  • Il y a des feuilles sur les voies et le rail est glissant,
  • Les pluies sont trop conséquentes et la desserte n’est pas possible,

Comment font-ils dans d’autres pays aux températures plus extrêmes ?

Et lorsque les éléments extérieurs ne sont pas de la partie pour justifier des impossibilités de circulation, plusieurs événements viennent perturber la circulation des trains de fret :

  • Un mouvement social « d’une certaine catégorie de salariés » (les Etablissements Infra Circulation, ou EIC, ont été particulièrement actifs en 2023 mais pas que …),
  • Des travaux rendus tardivement quand ils ne sont pas inopinés générant une suppression de sillon,
  • Des personnels inopinément absents dans les postes de circulation et que Réseau ne sait pas remplacer,
  • Des retards liés à toutes sortes de causes faisant perdre le sillon (garage du train car prolongation de l’ouverture de la gare destinataire impossible par manque de moyens, recherche d’un nouveau sillon au mieux le lendemain et insatisfaction totale du client voire, pénalités pour l’EF),
  • Des ralentissements imposés pour préserver la sécurité des circulations : 5500 km en 2017 dont 4000 km sur les « petites lignes » empruntées pour desservir les ITE des clients (contre 2500 km en 2008)
  • Des procédures de traitement des réclamations adressées à Réseau d’une complexité inouïe, avec des délais courts de présentation, des règles établies unilatéralement et qui, in fine, permettent à Réseau de ne quasi jamais assumer ses obligations et de ne pas régler des pénalités qui ne compenseraient que très partiellement les préjudices subis,
  • Une « réglementation » découlant du DRR (Contrat d’utilisation de l’infrastructure du RFN) où l’EF est d’entrée présumée responsable de tout incident, à charge pour elle d’apporter la preuve d’une responsabilité tierce (avec un état de l’infrastructure sur les voies de service dont il est difficile, voire quasi impossible, de prouver le manque d’entretien).

Par ailleurs, la Commission des Finances du Sénat déclarait dans une note du 9 mars 2022 que « le modèle de financement de SNCF Réseau [n’était] pas viable » et écrivait clairement que :

« SNCF Réseau est moins performant que ses homologues européens. Alors que sa productivité a stagné depuis 20 ans, en France, trois fois plus d’agents sont nécessaires pour faire circuler un train qu’ailleurs en Europe. Aussi, SNCF Réseau se doit-il de réaliser des gains de productivité considérables. Ses modes de fonctionnement, encore ancrés dans l’histoire des infrastructures ferroviaires, doivent être profondément revus ».

Les EF sont quasi toutes en grande difficulté financière. Comment pourrait-il en être autrement dans un tel contexte ? 

Tous les acteurs se cassent la figure ensemble la figure et se donnent rendez-vous dans un an en prenant le temps d’ici là d’habiller la réalité de cette chute collective (avec de jolis slides et de belles tables-rondes).

Le flux Hupac entre Perpignan et Thionville repris par Lineas au détriment de Fret SNCF

Autre flux que SNCF Fret a concédé en ce début d’année dans le cadre du plan gouvernemental pour sauver l’entreprise d’une amende de la commission Européenne, le Hupac entre Perpignan et Thionville est passé chez Lineas. L’entreprise ferroviaire, filiale du géant du fret Belge, se voit ainsi attribuer un flux très intéressant et régulier, qui lui fera certainement le plus grand bien.

L’ancien flux Fret SNCF pour VIIA Calais – Le Boulou passe progressivement chez DB Cargo France

En ce début d’année, plusieurs flux ont changé d’entreprise ferroviaire dans le cadre du plan de protection de Fret SNCF contre une éventuelle sanction de l’Union Européenne pour aides illicites de l’Etat. 

Comme prévu, tous les flux Kombiverkehr sont passés chez DB Cargo France. Un premier flux avait déjà basculé en novembre dernier. Plus surprenant, les premiers flux Calais – Le Boulou pour VIIA passent également chez DB Cargo France. Cette dernière assure déjà à peu près le même trajet pour le compte de Cargobeamer (Calais – Perpignan).

A noter que les premières logos tractées par DBCF sont louées à Akiem.

Orano mise sur le fret ferroviaire pour les déchets nucléaires de type TFA

A l’occasion du World Nuclear Exhibition (salon international du nucléaire), Orano a annoncé avoir récemment réalisé un transport majoritairement ferroviaire de déchets nucléaires de type TFA (Très Faible Activité) au départ du site Orano de Valognes (Manche) et à destination du site CIRES de l’Andra (Aube). Il s’agit du troisième transport de ce type. Précédemment, le groupe utilisait la voie routière, plus émettrice en carbone. Orano poursuit ainsi ses efforts en matière de décarbonation avec le développement des transports ferroviaires de matières nucléaires en Europe.

Cette évolution des modalités de transports nucléaires s’inscrit dans la continuité du rachat de la société STSI opéré par Orano en 2021, en vue de décarboner ses activités et du partenariat stratégique établi la même année avec Fret SNCF.

Source et article complet : Orano

Les travaux avancent entre Chartres et Courtalain

Grosse frayeur en passant sur un passage à niveau à Lucé près de Chartres : la suppression des traverses et des rails laissaient craindre le pire (une voie verte, pour ne pas la citer).

La signalisation SNCF elle est toujours là.

Finalement, après quelques vérifications, la ligne Chartres – Courtalain (fret, voyageurs) est en travaux avec regénération des voies. Réouverture de la ligne normalement dans quelques mois.

Quel réel avenir pour l’ancien site SCAEL à Lucé, qui aurait pu être utilisé pour du fret ferroviaire ?

Il y a de cela à peine plus de 20 ans, on voyait des trains de céréales – mais pas seulement, desservir l’immense site SCAEL situé à Lucé, au Sud-Ouest de Chartres.

Mais il y avait également une autre installation terminale embranchée pour une entreprise où se trouve désormais Sacria Industries, le long de la rue du Perche.

Concernant SCAEL, l’activité a été déportée sur le site de Gellainville. Il n’y a plus aujourd’hui que d’immenses bâtiments en ruine, dont un a été partiellement ravagé par un incendie cet été.

Quel avenir pour ce site industriel autrefois au pied des champs, et qui permettait aux agriculteurs des environs de stocker et exporter la marchandise ? Le président du groupe SCAEL évoquant en 2017 la transformation du site en « agri-quartier ». Concept novateur mais pas forcément générateur d’emplois, ni de fret ferroviaire.

Un projet plus ambitieux, plus dynamique aurait-il pu voir le jour ? Une immense plateforme multimodale, permettant notamment aux marchandises Ibériques, Italiennes et autres de passer par ce site en train, avant de desservir le secteur de Chartres et le sud Parisien en camions ? La N154 à proximité est saturée de camions Espagnols, Lituaniens, Roumains, Polonais ou Portugais (qui ne font que transiter en grande partie il est vrai, mais pas il y a aussi de la desserte locale). Faire 90 à 95% du trajet en train et desservir le reste en train ? Ou un immense entrepôt embranché, moderne, permettant aux entreprises à proximité de se servir via des camions électriques, l’entrepôt étant ravitaillé majoritairement en train, comme on peut le voir en Autriche ?

Il y a peu de chance, cela provoquerait l’ire des riverains à proximité. Un commentaire que l’on peut trouver sur Internet en dit long sur l’état d’esprit d’une partie de ces riverains :

« bonjour étant résidant XX rue du perche d’une jolie maison plein sud et inondée de soleil je voudrais savoir si mon cadre de vie sera impacté par des construction mal heureuse qui viendrait me priver de soleil« 

C’est bien connu, son propre bonheur personnel et son cadre de vie passent avant l’intérêt général, c’est évident…

Fret ferroviaire : quel avenir pour la ligne Dreux – Chartres ?

La ligne Dreux Chartres, partie intégrante de la ligne de contournement allant de Rouen à Orléans, est fermée à toute circulation au moins depuis 2018. Des riverains de la ligne ont vu passer des trains de fret (céréales) circulant à 20 km/h, vers 2015/2016. Depuis, la ligne est laissée à l’abandon malgré un fort potentiel fret (nombreux silos à proximité de la ligne, une zone industrielle avec de nombreuses entreprises à Chartres, mais aussi une proximité d’entreprises de grand calibre à Dreux).

A Mainvilliers près de Chartes, plusieurs passages à niveau ont été supprimé. Non loin de là près du Décathlon de Mainvilliers, la voie est encore intacte.

A Mainvilliers, on aurait pu sauver une petite portion de la ligne avec un gros entrepôt embranché pour desservir la zone industrielle. Il y a également des transporteurs locaux comme Tradibeauce qui auraient pu faire de l’affrètement.

S’il est difficile de prévoir une réouverture voyageurs sur l’ensemble de la ligne (le Maire de Chartres étant contre), on aurait pu également compléter l’offre avec une desserte Dreux – Mainvilliers (proche du Décathlon), le reste du trajet pouvant se faire en bus (une ligne dessert Décathlon jusqu’à la gare de Chartres).

Mais l’avenir de la ligne s’annonce bien sombre. Une voie verte (enfin, une piste cyclable bitumée pour quelques cyclos par jour, pas très écolo) verra certainement le jour d’ici quelques années.

En attendant, des entreprises qui auraient pu utiliser la ligne, comme l’usine à béton ci-dessous à Mainvilliers, n’utiliseront que le bon vieux camion…

Fret SNCF remporte un important contrat avec le sidérurgiste Saarstahl AG

Fret SNCF a remporté un nouveau contrat, jusque-là opéré par des entreprises ferroviaires concurrentes, de deux flux entre l’Allemagne et la France pour le sidérurgiste Saarstahl AG du groupe SHS Logistics.

Notre client souhaitait obtenir un maximum de flexibilité et de souplesse, tout en créant des synergies entre ses flux.

Le mode de production propre à Fret SNCF de gestion capacitaire s’est avéré le plus efficient du marché pour permettre le transport de wagons depuis Sarrebruck vers Golbey et Conflandey.

Avec l’appui de EURORAIL / REGIORAIL France, ce sont plus de 2000 wagons qui seront transportés chaque année.

Source : LinkedIn