Une pétition pour sauver l’entreprise Fret SNCF face à une action de la Commission Européenne

La société Fret SNCF est sur la sellette avec une enquête de la Commission Européenne pour avoir obtenu une aide de l’Etat Français, en contradiction avec les règles de la concurrence. Des cheminots ont lancé une pétition pour soutenir Fret SNCF, qu’ils qualifient « d’entreprise publique », tout en demandant la fin de la concurrence sur le fret ferroviaire :

« Les élus du CSE FRET SNCF exigent que le fret ferroviaire soit sorti des marchés de la concurrence, qui ne revitalisent jamais un secteur mais provoque son naufrage. Le Fret ferroviaire ne peut plus être une simple alternative dans notre société mais doit tout simplement être incontournable. Pour son développement, il faut l’inscrire sur un temps long, incluant une stabilité financière, des investissements massifs dans l’outil de production et une régulation économique plus importante.« 

Pourtant, le monopole SNCF sur le fret ferroviaire n’a, au contraire, pas endigué sa chute. L’arrivée de la concurrence en 2006 a même réussi à redresser la barre, ce que le monopole SNCF n’avait jamais réussi à faire :

@www.lajauneetlarouge.com

Mais les mêmes poncifs sont toujours utilisés. Comme le disait un propagandiste célèbre, vous dites un mensonge une fois il restera un mensonge, vous le répêtez 1000 fois et cela deviendra une vérité !

Malgré tout, Fret SNCF reste le principal acteur du fret ferroviaire en France et dispose du parc de machines le plus important. Le secteur n’aurait rien à y gagner que cette entreprise s’écroule.

Vous pouvez découvrir la pétition en cliquant ici.

Les opérateurs de fret ferroviaire vont pouvoir annuler le coûteux contrat électricité avec SNCF Réseau

Alors que le prix de l’électricité se négocie actuellement entre 150 et 200 € du Megawattheure, les opérateurs de fret ferroviaire privé doiven en payer 471 € à SNCF Réseau. La raison ? SNCF Réseau avait négocier un contrat en juin 2022 avec EDF au moment où le prix était le plus élevé, contrat non négociable sur une durée de 3 ans, avec impossibilité de revoir les prix en cas de forte baisse. Une erreur de débutant qui s’est répercuté sur l’ensemble des clients SNCF Réseau qui utilisent des locomotives électriques (à l’exception d’Europorte, qui négociait déjà directement le coût de l’électricité sans passer par SNCF Réseau).

Face à cette situation ubuesque, les différents opérateurs privés avaient demandé de l’aide au Ministre des transports Clément Beaune. Il aura fallu plusieurs mois pour obtenir gain de cause : les entreprises ferroviaires privées pourront négocier elles-mêmes leur contrat d’électricité à partir du 1er juin 2023. Cela devrait permettre de limiter les pertes.

Fermeture du site Tereos à Morains, encore une ITE en moins pour le fret ferroviaire

Tereos a annoncé une réorganisation qui implique la fermeture de 2 sites en France : une sucrerie près de Maubeuge, qui n’était pas raccordée au réseau ferroviaire, une une distillerie à Morains dans la Marne, qui disposait elle d’une Installation Terminale Embranchée (ITE), qui n’était pas forcément utilisée.

@Google Maps

Cette fermeture condamne plusieurs dizaines d’emplois, et des perspectives moindres de développement du fret ferroviaire.

Fin du trafic de fret ferroviaire pour alimenter l’usine Ascometal à Leffrinckoucke

© MAXPPP

Nous apprenons que depuis début janvier, l’usine sidérurgique Ascometal de Leffrinckoucke a décidé de remplacer son ravitaillement via fret ferroviaire par du tout camion. La ligne qui permettait ainsi de l’alimenter en fret aurait été fermée par décision de SNCF Réseau.

Cette usine était déjà en difficulté suite à l’augmentation du coût de l’énergie, avec arrêt prolongé et chômage partiel pour bon nombre d’employés. Les 4 rotations ferroviaires seront désormais remplacées par un flot de camions. Quid de l’avenir de l’embranchement allant de l’usine ?

@GoogleMaps

Il semblerait qu’une voie verte est à l’étude, alors qu’une liaison voyageurs entre Dunkerque et la Belgique (Furnes) était demandée. L’annonce des 100 milliards d’investissement par Elisabeth Borne ne semble pas porter ses fruits.

Une augmentation du transport combiné par rail de 60% d’ici 2027

Le transport combiné est l’un des secteurs du fret ferroviaire qui note une forte augmentation de la demande entre les différents terminaux. Ainsi, il est prévu une augmentation de 60% du trafic ferroviaire combiné entre 2023 et 2027. Mais plusieurs freins pourraient mettre à mal cette estimation :

  • L’état du réseau ferroviaire, avec de nombreux travaux qui empêchent la circulation des trains notamment la nuit
  • L’état de terminaux
  • Le coût de l’électricité

Pour plus d’information, cliquer ici.

Nouveau trafic Lafarge Dunkerque avec Europorte

Il y a quelques jours, l’Installation Terminale Embranchée (ITE) de l’usine Nord Broyage (Lafarge) à Dunkerque a accueilli un premier convoi après 12 années d’inutilisation. Lafarge a mis l’accent ces derniers temps sur le report modal et a investi énormément dans la remise en état de ses ITE.

@Christophe Seng

Sans surprise, c’est Europorte qui assurera cette desserte, Europorte étant un partenaire incontournable Lafarge.

Source : Christophe Seng / Linkedin

Le report modal inversé aurait déjà commencé à cause du prix de l’électricité pour le fret ferroviaire

Le gestionnaire d’infrastructure SNCF Réseau a quadruplé au 1er janvier la Redevance pour la fourniture du courant de traction (RFE) avec télé-relevage, passant de 111,95 euros du mégawatt-heure HT en 2022 à  473,51 euros en 2023. Conséquences visibles : certains opérateurs sont déjà sur les rotules et, selon Alexandre Gallo (Président Directeur Général de DB Cargo France), des locomotives électriques ont déjà été remplacées par des locomotives diesel.

Mais le plus difficile reste à venir : un report modal inversé aurait déjà été noté avec des entreprises privilégiant le camion au train, à cause de l’augmentation des coûts. C’est un coup dur pour le fret ferroviaire qui retrouvait des couleurs.

Plus d’information en cliquant ici.

2021 a été une bonne année pour le fret ferroviaire Français

En 2021, le transport ferroviaire de marchandises représente 35,8 milliards de tonnes-kilomètres, en nette hausse par rapport à l’année 2020 (+ 14,3 %). Avec 10,7 % du total du transport intérieur terrestre de marchandises, sa part modale est en hausse pour la première fois depuis 2015. Le transport combiné confirme sa dynamique commencée en 2018 : sur cinq ans, il augmente de 7,5 % en moyenne par an, et représente 38,8 % du trafic total en 2021. Les produits manufacturés restent les marchandises majoritaires dans le transport ferroviaire, avec une part de 43,5 % en 2021, la part des marchandises dangereuses s’élevant à 14,2 %. Le transport national rebondit fortement (+ 15,9 %), et sa part dans le trafic intérieur augmente légèrement à 60,9 % en 2021.
Source et article complet : developpement-durable.fr

Unee nouvelle offre de chargement de conteneurs GNL par rail en France via Delta Rail et Elengy

Elengy et Delta Rail signent un accord pour lancer une nouvelle offre de chargement de conteneurs GNL depuis des plateformes multimodales en Europe

Elengy, expert du gaz naturel liquéfié́ (GNL), et Delta Rail, opérateur de solutions de transport, annoncent le lancement d’une nouvelle offre de chargement de conteneurs GNL depuis des plateformes multimodales alimentées à partir des terminaux méthaniers opérés par Elengy.

En mettant à disposition des conteneurs GNL sur des plateformes multimodales du réseau Delta Rail en France ou en Allemagne, les clients pourront récupérer la quantité de GNL demandée. Les conteneurs seront pris en charge pour être transportés dans un premier temps via une logistique combinée, puis stockés et chargés en GNL dans les terminaux méthaniers opérés par les équipes d’Elengy à Fos-sur-Mer avant leur réacheminement au client à destination.

L’offre sera lancée en mars 2023 et accessible dans un premier temps sur les plateformes intermodales de Worms, Duisbourg et Le Havre, avec une fréquence de deux départs par semaine.

Pour en savoir plus, cliquer ici.

A t-on vraiment besoin de plus de voies pour le fret ferroviaire ?

La crise du fret ferroviaire est revenue au premier plan avec un reportage cinglant prévu ce soir sur France5. Si chacun y va de sa petite idée pour relancer le fret ferroviaire, allant de la re-nationalisation à l’injection de plusieurs millards d’euros en passant par un meilleur accès au réseau pour les nouveaux entrants, d’autres estiment que le réseau actuel est sous-utilisé au regard de ses capacités réels.

Sur le site Enbata.info, on prend pour exemple la circulation ferroviaire entre Hendate et Bayonne. Alors que la capacité maximale serait de 170 trains de fret par jour, il en circulerait moins de 10. L’abandon du wagon isolé (privant de nombreux sociétés moyennes de l’accès au ferroviaire) est selon l’auteur de l’article, la cause principale de cette désertification sur les rails.