Fret SNCF est morte, longue vie à Hexafret et Technis !

Le plan de discontinuité de la filiale de la SNCF du fret est arrivé en phase 2 avec la fin officielle de l’entité Fret SNCF au premier janvier 2025. Deux entités vont voir le jour : Hexafret pour le transport de marchandise du groupe SNCF, et Technis pour tout ce qui est entretien des wagons.

Fret SNCF (qui détenait plus de 40% de part de marché du fret en France avec un chiffre d’affaires de plus de 700 millions d’euros) va changer de logo mais devrait pouvoir continuer à assurer les flux existants et la desserte fine. A noter que 10% de l’effectif vont être transférés dans d’autres filiales.

L’ancien Ministre Clément Beaune avait préféré ce plan de discontinuité à une lourde amende de l’Union Européennes pour cause de subventions illégales. 

Le transporteur Sésé pilote un test multimodal impliquant les duo trailers megatrucks

Pendant 1 an, le transporteur routier Sésé va tester, avec l’aide de Kombiverkehr notamment, un projet multimodal impliquant les camions EcoDuo, ou megatrucks. Ces camions sont autorisés dans les pays nordiques et aux Pays-Bas, ainsi qu’en Espagne. L’Allemagne bien d’emboiter le pas, mais ces camions sont toujours interdits en France.

Impliquant le chargeur Volkswagen à Wolfsburg en Allemagne, les camions sont chargés à Lehrte et débarqués à Barcelone, avant de faire le chemin inverse. Cela permettrait de faire des économies substantielles et de limiter l’impact de ces camions sur les routes et l’environnement.

Le passage à niveau de Gommiers sur la ligne Orléans – Chartres

Une partie de la ligne Orléans – Chartres est encore utilisée pour du fret, principalement pour le transport de céréales. Cette ligne passe par Gommiers, au nord de Patay dans le Loiret.

Le passage à niveau est encore en bon état mais la voie ferrée mérite d’être refaite. Inimaginable de penser qu’un train de fret ne pourrait passer au-delà des 40 km/h. Cet état rappelle celui qu’était la section Chartres – Dreux, qui a été depuis abandonné.

A noter qu’il y a deux silos : en regardant vers le Nord, celui de droite est embranché, mais pas celui de gauche.

Le triste état de la ligne Chateaudun – Patay en Eure-et-Loir et Loiret

Entre Chateaudun (Eure-et-Loir) et Patay (Loiret) existait une voie ferrée qui desservait différents silos. De mémoire d’homme, aucun train de voyageurs n’y circulait même si relier Chateaudun à Orléans via Patay pouvait paraître une évidence.

Aujourd’hui la ligne est à l’abandon.

Le premier silo qui était desservi depuis Chateaudun a encore son autotracteur.

On y trouve également des barrières d’un autre temps.

Plus on s’avance vers Patay, plus la végétation est intense, signe que cette portion a été abandonnée bien plus tôt (dès 2008 apparemment).

Les camions desservent les silos désormais.

S’il y avait une véritable politique ferroviaire dans la région Centre Val-de-Loire, cette ligne serait remise en état, au moins 3 silos seraient embranchés, et des navettes Chateaudun – Orléans via Patay pourraient fort bien intéresser actifs et étudiants (il faudrait sécuriser les silos et régler le problème de la base militaire qui empêche la traversée de trains de voyageurs.

La ligne de fret ferroviaire entre Sablé-sur-Sarthe et Château-Gontier de nouveau opérationnelle

Après 9 mois de travaux rondement menés, la ligne de fret ferroviaire entre Sablé-sur-Sarthe et Château Gontier reprend du service. Récemment, on a pu observer la circulation du 1er train de marchandises pour l’entreprise Maisonneuve avec 20 wagons de poutrelles, soit 40 camions évités sur les routes.

En espérant que la plateforme multimodale qui fait office de terminus puisse reprendre elle aussi du service.

Source : Château-Gontier

Après Railcoop, Logi-Railway met la clé sous la porte

La société de fret ferroviaire Logi-Railway n’est plus. Une procédure de liquidation judiciaire a eu lieu le 12 mars dernier dans l’indifférence générale des médias.

Logi-Railway était spécialisée dans le transport de céréales et granulats, et avait ouvert plusieurs dessertes en s’appuyant sur des Class 66 de DB Cargo France.

Après Railcoop, un autre acteur ferroviaire cesse ses activités. Le souhait d’une part modale du fret ferroviaire de 30% dans quelques années apparaît comme plus qu’incertaine.

La ligne ferroviaire de Dreux à Orléans n’intéresse plus personne ?

Si la ligne entre entre Dreux et Orléans en passant par Chartres n’a pas été déclassée (sauf une toute petite section à Chartres qui permettait de ne pas passer par la gare pour relier Orléans à Dreux), plus aucun ne circule sur cette voie stratégique, hormis sur la section Chartres – Voves et, pour le fret uniquement, entre Orléans et le sur de Voves.

Pourtant, cette voie (qui allait jusqu’à Rouen mais qui a été en grande partie déferré de Dreux à Evreux et d’Evreux à Elbeuf) était autrefois stratégique. Les céréaliers pouvaient dans le temps compter sur le train pour transporter les céréales jusqu’au port de Rouen. Il y également des zones industrielles raccordables qui pourraient s’appuyer sur du fret ferroviaire.

Pour le transport de personnes, on pourrait imaginer des petites navettes pour du direct Dreux-Chartres-Orléans, et des omnibus pour desservir les gares intermédiaires. Pour les étudiants, pour aller de Chartres à Orléans, c’est l’autocar obligatoire et pourtant, la circulation est difficile, entraînant des retards.

Malgré tous les avantages que peuvent apporter la réouverture de ce tronçon, cela ne semble susciter aucun engouement, hormis pour le député de Dreux. Les riverains, les personnes qui auraient tout intérêt à avoir une option train au lieu de la voiture, les grands céréaliers qui pourraient faire des économies avec un train au lieu d’une vingtaine de camions, semblent désintéressés.

Est-ce que Dreux-Chartres est une voie vouée à devenir une nouvelle piste cyclable, et est-ce que la section Voves – Orléans est définitivement enterrée ? 

Le triste état de la gare de Villeneuve l’Archevêque après l’abandon du fret ferroviaire

Villeneuve l’Archevêque était, jusqu’à 1940, un noeud ferroviaire avec deux lignes qui desservaient sa gare (voyageurs et fret ferroviaire). Une activité pour desservir son immense silo à grains a perduré jusque dans les années 2010. Puis la desserte a été stoppée, les passages à niveau supprimés, et la gare laissé à l’abandon.

Il reste un « café de la gare » qui se trouve sur « l’avenue de la gare », mais la gare elle n’existe plus, et les habitants de ce village mourant (la population vieillit et baisse) ne sont pas prêts de revoir un train passer à cet endroit…

Et pourtant, une liaison fret ferroviaire entre Sens et Troyes aurait de nombreux avantages.

👉 Europorte Service (Socorail) remet en service une ITE à Hordain pour Stellantis

Europorte Service (Socorail) a été choisi pour accompagner un client dans son projet de remise en service de ses expéditions par fer. L’Installation Terminale Embranchée (ITE) n’avait plus connu d’activité depuis 2011. Après rénovation des infrastructures, Europorte via sa filiale Socorail est aujourd’hui en charge de l’activité de terminaliste ferroviaire avec le transfert des rames vides et des rames pleines en vue de leur acheminement sur les grandes lignes pour leur destinations finales.

La forte mobilisation et les compétences de nos équipes, ainsi que la proximité géographique d’Europorte via sa filiale Socorail avec le site client, ont été déterminantes dans la réussite de cette mission.

Sur la photo une partie de l’équipe lors de la 1ère expédition d’un train chargé de l’ITE.

Source : LinkedIn Europorte

La zone industrielle de Gellainville embranchée, Captrain à la manoeuvre

Au sud de Chartres (Eure-et-Loir) se trouve la zone industrielle de Gellainville. Cette zone industrielle est embranchée fer, notamment pour desservir des silos à grains, mais aussi pour amener des matières premières pour Chartres Enrobés ou encore des agro-pellets IDEX.

Il n’est pas rare de voir une locomotive Captrain en position de départ, lorsque l’on prend la RN154 direction Orléans. D’autres entreprises pourraient également bénéficier d’un embranchement fer pour limiter l’emploi des camions (Point.P et sa centrale à béton, l’entrepôt Alkalog, et pourquoi par l’entreprise de vins Tribouillet pour l’export ?).

La voie a été refaite récemment. Espérons que le trafic gagne en intensité.