L’ERTMS (European Rail Traffic Management System), censé garantir l’interopérabilité du réseau ferroviaire européen, risque de perdre son objectif initial, selon les acteurs du fret ferroviaire.
Les défis ?
- Fragmentation des mises en œuvre : des spécifications techniques qui varient d’un pays à l’autre, rendant l’interopérabilité difficile.
- Coût élevé pour les opérateurs : les installations embarquées sont lourdes financièrement sans retour sur investissement immédiat.
- Déploiement trop lent : à ce jour, seuls 14 % du réseau principal est équipé, alors que 50 % des trains traversent au moins une frontière nationale.
- Procédures d’homologation complexes : les mises à jour logicielles prennent des mois, ralentissant le passage à une signalisation unifiée.
Que recommande l’ERFA (European Rail Freight Association) ?
- Stabiliser les spécifications pour éviter une évolution constante qui pénalise les opérateurs.
- Harmoniser les procédures de test pour simplifier l’adoption transfrontalière.
- Financer les unités embarquées pour encourager leur adoption sans pénaliser les entreprises ferroviaires.
- Rendre les innovations facultatives et éviter d’imposer des coûts excessifs aux opérateurs.
Au-delà de ces recommandations, il est crucial de mettre en place une feuille de route claire pour les constructeurs de matériel roulant. Dans un secteur où les cycles de production s’étendent sur plusieurs années, entre l’intention d’un opérateur et la livraison des séries, des modifications régulières des spécifications techniques imposent des retrofits réguliers. L’harmonisation des standards et une vision stratégique à long terme sont indispensables pour aligner les attentes des opérateurs avec les capacités des fabricants, garantissant ainsi une transition réussie vers une signalisation unifiée.
L’ERTMS doit être une opportunité pour moderniser le rail européen, pas un frein à sa compétitivité !
Source : Sébastien Pillot, Directeur Général Dipostel
Après 9 mois de fermeture, la circulation ferroviaire sur la ligne ferroviaire Niort – Saintes va reprendre. 125 M€ ont été investis par l’État, La Région et SNCF Réseau afin de pérenniser cette ligne de desserte fine du territoire, supprimer les ralentissements, améliorer le confort des voyageurs et offrir des perspectives de mobilité aux territoires traversés. Cette ligne permettra également la circulation des trains de fret de l’autoroute ferroviaire Cherbourg – Mouguerre, nouveau service sur l’axe atlantique dont la première circulation est prévue en mai.




Selon des informations venant des sociétés de transport de fret ferroviaire, la ligne de la vallée de la Maurienne, 
