Les trains de fret

Les trains de fret et la logistique ferroviaire

Les trains de fret

Et pourquoi pas un retour du fret ferroviaire entre Voves et Ymonville en Eure-et-Loir ?

Il fut un temps pas si lointain, une voie ferrée reliait Voves à Toury pour faire la jonction entre la ligne allant de Chartres à Orléans d’une part, et la ligne allant de Paris à Orléans d’autre part. Construite comme la plupart des lignes du réseau au 19e siècle, cette ligne était utilisée pour les marchandises et les voyageurs. Avec la création de la SNCF et du monopole en 1938, cette ligne est tombée en désuétude avec un abandon rapide du transport voyageurs (dès 1938, la SNCF préférant la route) puis des marchandises (longue agonie).

Aujourd’hui il est inconcevable de rouvrir la ligne complètement, puisque la déviation d’Ymonville empiète sur le tracé (à moins de modifier son tracé et de faire un tunnel, trop onéreux par rapport au potentiel de cette ligne). Par contre, une réouverture de Voves aux abords d’Ymonville pourrait avoir du sens : une carrière est en activité.

Aujourd’hui, des dizaines, voire des centaines de camions utilisent la route pour extraire les gravats ou venir pour le chargement. Le tracé de la ligne se trouve juste à proximité de cette carrière : pourquoi ne pas la rouvrir de Voves à Ymonville pour permettre de transporter les gravats par train, minimisant ainsi l’impact écologique ?

Sur la photo ci-dessus, la ligne passait là où l’on voit les arbres. Ce serait du bon sens écologique non ?

Le ferroutage Cherbourg-Bayonne de Brittany Ferries démarre le 19 mai

Après plusieurs reports, le service de ferroutage entre Cherbourg et Bayonne démarrera le 19 mai, selon une information SNCF Réseau. Cette liaison de 1 000 km va permettre un report modal de plusieurs dizaines de remorques du camion vers le train.

Reste à savoir si le succès sera au rendez-vous, plusieurs liaisons de ferroutage ayant connu un triste destin en France. La traction sera assurée par Captrain (SNCF).

Amazon innove avec Rail Logistics Europe (groupe SNCF) pour transporter ses colis à grande vitesse par TGV

Plus d’un demi-million de colis voyageront à grande vitesse entre Lyon et Paris cette année, permettant de réduire les émissions de CO2 et la circulation routière sur cet axe majeur.

Amazon et le groupe Rail Logistics Europe (RLE), le pôle en charge du fret et de la logistique ferroviaires au sein du groupe SNCF, annoncent une première dans les opérations européennes d’Amazon : le transport de colis par TGV.

Après une phase pilote réussie l’année dernière, une liaison est désormais opérationnelle entre Lyon et Paris, permettant de transporter plus d’un demi-million de colis par an dans les espaces dédiés et clos des soutes de TGV, exclusivement réservées au transport de messagerie. Cette initiative permet de réduire le trafic routier et les émissions carbone sur un axe majeur, contribuant à l’objectif d’Amazon d’atteindre zéro émission nette de carbone dans ses opérations d’ici à 2040.

Source et article complet : Amazon

Cargobeamer en consolidation avant une expansion en France

Nous avons rencontré Christian Kampf (Head of Rail Service Design) et Jean-Marc Abachin, manager du terminal de Marck / Calais chez Cargobeamer lors du salon SITL 2025. Cette société, dont le terminal en France utilise la technologie de chargement horizontal des remorques de tous types, opère une ligne (4 rotations par semaine) entre Calais (son terminal) et Perpignan (terminal autre, PSCCT).

Statu quo cette année chez Cargobeamer en France pour se consolider

M. Kampf nous a confirmé que la liaison Calais – Domodossola, prévue pour rouvrir en 2024, ne devrait pas être activée cette année, la société Cargobeamer misant d’abord sur la modernisation des terminaux à Domodossola et à Kaldenkichen (où les travaux n’ont pas encore démarré malgré l’obtenir du permis de construire). De même, la liaison entre le Nord de l’Allemagne et Perpignan (active entre 2022 et fin 2023) n’est pas à l’ordre du jour.

S’il est possible que d’ici la fin de l’année, une rotation supplémentaire ait lieu entre Calais et Perpignan (dont le taux de remplissage est en constante augmentation), l’année 2025 ne devrait être qu’une simple année de consolidation pour Cargobeamer, et non d’expansion.

Le terminal de Calais vitrine pour le groupe avec de belles ambitions

Si le terminal de Calais reste sous-utilisé en termes de capacité, la qualité de service, l’accueil des routiers et le temps de chargement / déchargement des rames de train font que ce site a permis de fidéliser de multiples clients. D’ailleurs, M. Abachin explique que si les rames de Calais vers Perpignan sont souvent pleines alors qu’elles le sont moins dans le sens inverse, c’est surtout parce que son terminal permet un accueil et des délais de traitement bien mieux optimisés que le terminal de Perpignan.

L’année 2025 démarre bien pour le terminal à Calais, et la proximité avec les chauffeurs permet de gagner des parts de marché par rapport à son concurrent VIIA, situé directement dans le port de Calais. Pour rappel, le terminal de Calais permet de charger les rames de train horizontalement (compatible avec toutes les remorques), mais aussi des rames T3000 (wagon poche) avec pince.

Engin, M. Abachin espère que d’autres liaisons connecteront son terminal à Calais, avec pourquoi pas des opérateurs tiers qui souhaiteraient connecter le Nord de la France à l’Europe de l’Est, notamment.