Le Novatrans Dourges – Perpignan passe de Fret SNCF à DB Cargo France

Dans la continuité du « plan de discontinuité », Fret SNCF a dû laisser ses 6 rotations hebdomadaires Novatrans entre Dourges et Perpignan. C’est DB Cargo France qui semble reprendre, dès mardi, ce service important qui dessert deux terminaux majeurs : la plateforme Delta 3 à Dourges et le terminal PSCCT à Perpignan.

Bien entendu, c’est une grande tristesse pour les cheminots SNCF Fret qui voit partir pour la concurrente une autre desserte de prestige, alors que la relation entre Novatrans et SNCF Fret était au beau fixe. On peut quand même se consoler qu’il n’y aura pas de report modal inversé, et nous pouvons compter sur le professionnalisme de DB Cargo France pour garantir le même niveau de service pour Novatrans.

La photo ci-dessous, prise par Alex (conducteur de trains Fret SNCF) devra être conservée dans les archives, pour se remémorer de cette époque où Fret SNCF détenait encore, malgré plus de 15 années d’ouverture à la concurrence, environ 50% du marché de la traction fret ferroviaire.

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SITL, BILS DEROO s’engage dans le report modal pour la décarbonation des transports

Bils Deroo est un transporteur routier bien connu dans le Nord de la France, mais qui a une empreinte dans plusieurs pays d’Europe. Le Salon de l’Innovation Transport et Logistic (SITL) était un bon moyen d’affirmer sa position comme acteur majeur dans le transport routier, mais aussi pour mettre en avant sa politique de report modal et de décarbonation, en adéquation avec le souhait des clients (chargeurs).

Bils Deroo dispose d’un entrepôt de taille conséquente à Avignon qui n’est certes pas embranché fer, mais qui se situe à proximité d’un terminal qui lui permet d’acheminer ou de stocker de la marchandise qui transite par le fer. Avec un partenariat Fret SNCF, une partie de la marchandise parcoure donc une grande partie du chemin, avant d’être acheminée à l’entrepôt via des camions, ou en faisant le chemin inverse.

Mais c’est surtout leur entrepôt à Somain dans le Nord, embranché fer, qui démarque Bils Deroo d’une grande partie des routiers traditionnels. Bils Deroo croit au fret ferroviaire et compte sur la volonté de ses clients à décarboner le transport de marchandise pour prendre de l’avance sur la concurrence.

SITL, rencontre avec la société Captrain, la filiale SNCF rentable et performante

Tous les acteurs ferroviaires de premier plan étaient présents au Salon de l’Innovation Transport & Logistique à Villepinte cette année et c’est tout naturellement que nous avons rencontré CAPTRAIN France, la filiale de Rail Logisitics Europe (Groupe SNCF) spécialisée dans le transport de marchandises et la logistique sur site industriels embranchés, présente en France mais aussi dans de nombreux autres pays Européens. Nous avons rencontré Franck Dumont, responsable commercial, avec qui nous nous sommes entretenus.

2023, une année de résilience

Comme toutes les autres entreprises ferroviaires Captrain France a été fortement impactée par les grèves en 2023. La hausse du prix de l’énergie a également beaucoup impacté l’entreprise qui reste toutefois rentable en 2023.

En 2024, Captrain France devra compenser l’impact des Jeux Olympiques car certains flux vers la région parisienne seront fortement impactés. Des chantiers seront mis à l’arrêt afin d’accommoder cet événement, et certaines centrales à béton ont donc ainsi réduit fortement leur production.

Une entreprise bien gérée qui parvient à dégager de la rentabilité

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Pourquoi CAPTRAIN France est-elle rentable alors que d’autres entreprises ferroviaires sont systématiquement dans le rouge ? Pour Franck Dumont, le secret réside dans la gestion rigoureuse de l’entreprise. Les moyens sont optimisés, il n’y a pas de surcharge au niveau process et administratif, et la granularité du pilotage des flux permet de réagir rapidement pour trouver des solutions. CAPTRAIN France propose systématiquement des alternatives et des optimisations à ses clients.

CAPTRAIN France peut également compter sur la diversité des marchandises tractées (Combiné, Granulats, Automobiles, Produit de Grandes Consommation,…), ce qui lui permet de répondre présent à de nombreux appels d’offre. CAPTRAIN France peut également s’appuyer sur son entité Travaux pour accompagner SNCF RESEAU dans les différents chantiers de régénération de voies sur l’ensemble du territoire.

2025 devrait, selon Franck Dumont, être l’année du rebond avec de nombreuses possibilités d’expansion, en France mais aussi ailleurs en Europe.

SITL, rencontre avec Raphaël Doutrebente, patron d’Europorte

Le Salon de l’Innovation Transport & Logistic était l’occasion aux différents acteurs du fret ferroviaire de rencontrer des clients, des prospects, et de présenter leur stratégie pour les années à venir. La société Europorte était présente et son patron Raphaël Doutrebente nous a accordé un entretien où nous avons appris pas mal d’information sur l’entreprise et les raisons de son succès.

Mon entreprise ne connait pas la crise

Si toutes les entreprises ferroviaires que nous avons rencontré nous ont concédé connaître des difficultés avec des flux qui stagnent ou en baisse, Raphaël Doutrebente s’est montré nettement plus enthousiastes et ce malgré les challenges rencontrés.

L’année 2023 fut certes mouvementée à cause des grèves SNCF, mais le business model d’Europorte a permis à l’entreprise de surmonter les obstacles et de rester dans le vert. Raphaël Doutrebente nous explique que l’ancienneté et la fidélisation des clients, la non-présence dans le secteur du transport combiné peu rentable et instable ont permis à Europorte de limiter la casse, tout en remportant des marchés intéressants.

Autre facteur qui a démarqué Europorte du reste de la concurrence : la société avait négocié directement pour son contrat d’électricité avec un tarif très compétitif, là où les autres entreprises ferroviaires avaient contracté via SNCF Réseau, qui avait bien mal négocié avec EDF son contrat (5 fois plus cher qu’en 2022). Ce qui lui a permis de maintenir des prix compétitif là où d’autres ont dû reporté la hausse de l’électricité à leurs clients.

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Les principales raisons qui font d’Europorte une entreprise en bonne santé

Malgré les soubresauts, Europorte a connu une croissance entre 5 et 10% en 2023, là où d’autres acteurs se sont effondrés. Quelles sont les raisons de cette singularité ? Raphaël Doutrebente nous donne quelques éléments de ce succès :

  • La diversité des flux assurés (chimie très rentable, automobile…)
  • La culture client d’Europorte, avec du personnel à l’écoute, ce qui permet de renforcer la fidélisation
  • La qualité du suivi des clients et la flexibilité pour faire face aux imprévus (une force singulière pour Europorte)
  • Une bonne répartition du personnel, et une optimisation des compétences internes

Les alertes de Raphaël Doutrebente concernant le fret ferroviaire

Si tout se passe bien pour Europorte, Raphaël Doutrebente s’est montré inquiet pour le secteur ferroviaire dans son ensemble, notamment à cause de la destruction de la valeur appliquée par certaines entreprises ferroviaires. Pour lui, pour gagner des flux, des entreprises ferroviaires n’hésitent pas à s’aligner au prix du routier, provoquant non seulement la non-rentabilité de ces flux, mais aussi une mauvaise image pour le secteur, ces flux pouvant être ensuite délaissés pour des flux plus rentables. Cela touche particulièrement le transport combiné et les autoroutes ferroviaires. En cas de difficulté selon lui, les entreprises ferroviaires privilégieront les flux rentables, provoquant retards, annulations, et des clients mécontents qui ne réitéreront plus l’expérience ferroviaire.

Raphaël Doutrebente, également à la tête de l’association 4F, se montre également remonté face à l’arrivée future des Megatrucks, ces camions de 24 mètres de long et de 60 tonnes. Le fret ferroviaire pourrait être impacté, certains chargeurs pouvant privilégier ces gros camions moins chers, dont les coût induit sur les infrastructure ne sont pas reportés dans les prix de transport.

Une bonne relation avec SNCF Réseau, infrastructure et propositions pour le fret ferroviaire 

Raphaël Doutrebente se montre satisfait des efforts de SNCF Réseau dans le maintien de l’infrastructure et la communication. Des améliorations notables ont été observées, notamment dans la planification des travaux et dans l’obtention des sillons.

Europorte travaille également dans la remise en état des Installations Terminales Embranchées (ITE), notamment pour le groupe Lafarge, afin de faciliter le report modal. Europorte essaye également de travailler avec différentes régions pour remettre en état certaines voies capillaires, ou en tout cas, pour proposer son expertise en la matière.

Enfin, Raphaël Doutrebente souhaite l’activation de l’écotaxe pour rééquilibrer les forces entre route et rail.

Fin de l’aventure Railcoop, dont la liquidation judiciaire devrait être actée le 15 avril

@Railcoop

Clap de fin pour la société Railcoop, coopérative qui voulait révolutionner le ferroviaire et rouvrir des lignes fermées par l’Etat ou la SNCF, souvent à cause de défaut d’entretien. Railcoop avait réussi à faire rouler des trains de fret ferroviaire entre Toulouse et Figeac / Capdenac, notamment pour alimenter une papeterie en bois.

Railcoop avait attiré de la sympathie des médias et de nombreux passionnés de ferroviaire, mais aussi des ennemis, notamment de cheminots hostiles à l’ouverture à la concurrence, ou qui doutait de la pertinence économique d’une telle coopérative.

On ne peut que regretter cette liquidation. Un litige avec la société ACC M ne lui a pas permis de vendre les 2 rames… garées dans un entrepôt de cette société, qui est elle-même sociétaire !

Les sociétaires ne récupéreront pas leur argent, y compris les collectivités et sociétés qui ont pris des parts.

Pour suivre toute l’histoire, d’un oeil critique certes, lisez l’historique ci-dessous :

SITL, entretien avec un responsable de la plateforme multimodale Delta 3

Le Salon de l’Innovation Transport & Logistic était l’occasion pour les principaux acteurs dans le transport multimodal de faire valoir leur savoir-faire et leurs spécificités. Delta 3, immense plateforme située à Dourges dans le Pas-de-Calais, était représenté par Eric Guenther, que nous avons rencontré et interviewé.

Après des années fastes, un repli

L’année 2020 a été une année sensiblement identique à l’année 2019. L’activité logistique et transport s’est maintenue pendant les confinements, la consommation a continué différemment (e-commerce, click and collect). 2021 et 2022 ont été des années de croissance forte : respectivement +8% et + 12% en nombre d’UTI transbordées sur Delta 3. L’année 2023 n’a pas été une bonne année pour le transport combiné que ce soit en Europe, en France, ou sur Delta 3.  Les raisons sont multiples : les problèmes d’infrastructure en Suisse ou en vallée de la Maurienne, l’augmentation des prix de l’énergie, les conflits sociaux du début d’année, les perturbations du commerce international, etc. Les intempéries de fin d’année dans les Hauts de France ont de plus engendré un arrêt des navigations fluviales au mois de décembre, ce qui a impacté l’activité du terminal.

Les 3 trains en provenance de Chine se sont arrêtés en raison du conflit en Ukraine. Ces trains empruntent le tracé Nord de la Route de la Soie qui passe par Russie et la Biélorussie.

Un train test entre Wuhan et Dourges a néanmoins été réalisé fin janvier et s’est bien déroulé. L’opérateur DB Schenker envisage un autre train test depuis une autre ville de Chine à déterminer au printemps prochain.

De 12 à 15 trains par jour en 2022, le trafic ferroviaire global du terminal est passé à 10 ou 12 trains par jour. Cette baisse est cohérente avec les chiffres constatés au niveau national et européen

Vers un nouveau rebond

Malgré ce contexte difficile, Eric Guenther est confiant en l’avenir, 2024 s’annonce une année de possible reprise avec de nouveaux contacts qui souhaitent étudier l’ouverture de nouveaux services vers l’Espagne, L’Italie du Nord, et potentiellement vers l’Europe centrale et orientale où le report modal et le transport combiné en particulier représentent une part de marché importante du transport de marchandises.

Dans cette dynamique, Delta 3 a lancé des études d’extension du terminal. Cette extension consistera en une nouvelle cour rail-route constituée de 5 nouvelles voies ferrées de 850m utiles et 2 portiques de chargement / déchargement afin d’anticiper la création de ces nouveaux services. Ces études ainsi que les travaux de construction doivent s’anticiper et dureront entre 3 et 5 ans.

SITL, rencontre avec DB Cargo France, acteur majeur dans le fret ferroviaire Français

DB Cargo France était présente au Salon de l’Innovation Transport & Logistique à Villepinte cette année, avec un nombre impressionnant de personnel, allant du technique au marketing, avec même la présence du patron, Alexandre Gallo. Les employés avaient même des chaussures avec stickers DB Cargo, pour se démarquer.

Nous avons rencontré Laurence Moskal, Ingénieur Commercial, avec qui nous nous sommes entretenus.

Les activités de DB Cargo France sont impactées par des aléas et des contraintes de volumes

Comme toutes les entreprises ferroviaires en France, DB Cargo France a subi de plein fouet les grèves SNCF (Réseau notamment) début 2023, avec des trains bloqués, des clients mécontents, et une véritable pagaille dans la planification des flux.

L’éboulement dans la vallée de la Maurienne a également beaucoup impacté DB Cargo France avec des flux à l’arrêt, détournés par la Suisse, avec ces coûts et des délais allongés. Un flux pour PSA a d’ailleurs été arrêté, celui-ci ayant été transféré sur la route. A noter que le flux Vénissieux – Italie doit faire un détour…par Forbach pour se maintenir ! Une partie du personnel à Modane a pu être muté ailleurs mais hélas, ce ne fut pas le cas de tout le monde. En cas de redémarrage, il faudra recruter pour assurer les différents services qui étaient assurés jusqu’au jour de l’éboulement.

Autre sujet d’inquiétude, la baisse de volume sur le Railnet, flux spécialisé pour desservir des wagons isolés principalement entre l’Allemagne et l’Espagne. La baisse de volume vient essentiellement de l’Allemagne.

Les activités DB Cargo France en hausse et les nouveaux trafics en cours de négociation

Mais il n’y a pas que des mauvaises nouvelles chez DB Cargo France, bien au contraire ! L’année 2024 s’annonce bien meilleure avec la récupération de nombreux flux de SNCF Fret (discontinuité de service), notamment avec un flux VIIA Calais – Le Boulou, mais aussi l’ensemble des flux Kombiverkehr et le Dourges – Perpignan de Novatrans.

D’ici quelques semaines, DB Cargo France assurera le deuxième flux Calais – Le Boulou de VIIA, et se bat sur d’autres appels d’offres pour asseoir sa position en tant que leader dans le fret ferroviaire privé.

A noter également que DB Cargo France est en négociation avec Cargobeamer pour augmenter le nombre de rotations Calais – Perpignan.

2025, vers un équilibre et de nouvelles perspectives

S’il n’y a pas de grèves ou d’événements majeurs sur le réseau, DB Cargo France devrait passer dans le vert en 2025. DB Cargo France a également renforcé récemment son dispositif de centres de formation pour recruter et former des conducteurs et du personnel au sol. Si Laurence Moskal indique que les volontaires ne sont pas rares, beaucoup abandonnent au bout de quelques années à cause des contraintes liées au rythme de vie (déplacements, hôtel, missions de nuit, complexité des normes dans le ferroviaire…).

Laurence Moskal est également inquiète de l’arrivée prochaine des Megatrucks (camions de 60 tonnes) qui pourraient impacter une partie du business model de DB Cargo France. Mais l’impact devrait être limité compte-tenu de la diversité des activités de la filiale de DB Cargo.

Nous remercions Laurence Moskal pour cet entretien et toutes ces informations.

SITL, rencontre avec Cargobeamer spécialisée dans le ferroutage

La société Allemande Cargobeamer participe à de nombreux salons et tout naturellement qu’elle occupait un stand au Salon de l’Innovation Transport & Logistique. Nous avons rencontré Catherine Mounga, Account Manager, avec qui nous nous sommes entretenus.

Une volonté de développer le marché Français malgré un contexte difficile

Il y a peu, Cargobeamer proposait jusqu’à 3 réseaux sur le marché Français : le Calais – Perpignan, le Calais – Domodossola et le Neuss – Perpignan. Aujourd’hui, seul le Calais – Perpignan est encore actif, avec seulement 2 rotations par semaine.

Cargobeamer a mis le paquet sur sa ligne historique Kaldenkirchen – Domodossola, qui ne passe pas par la France.

Mais Catherine Mounga annonce de bonnes nouvelles : Cargobeamer travaille activement sur le redémarrage du Calais – Domodossola, avec une ouverture aux alentours du mois de septembre. Cargobeamer prévoit pour le moment 3 rotations par semaine pour cette liaison. Deux tractionnaires ont montré leur intérêt pour assurer la traction, Cargobeamer devrait choisir dans les prochaines semaines.

Le Calais – Perpignan devrait voir son nombre de rotations passer de 2 à 4 fin 2024 selon Catherine Mounga. Le gros souci étant de trouver des gros chargeurs notamment en provenance de la péninsule Ibérique.

Pas de réouverture du Neuss/Kaldenkirchen – Perpignan à court terme

Bien entendu, nous avons posé la question concernant la ligne Neuss – Perpignan suspendue en automne 2023, qui connaissait un certain succès avec un chargement correct. La suspension de cette ligne a été une surprise pour de nombreux employés Cargobeamer dont Catherine Mounga, qui estime que la décision a été prise quasiment à la tête de la société. Cette liaison avait certes un remplissage moyen mais en progression, mais n’était pas rentable. Les dirigeants de Cargobeamer ont décidé d’y mettre fin, pour le moment en tout cas.

Il n’est donc pas prévu de rouvrir une liaison entre le nord de l’Allemagne et Perpignan en 2024, mais rien ne dit que ce serait définitivement enterré. Catherine Mounga semble confiante en l’avenir, l’ouverture du Bari-Domodossola étant un succès, et la décarbonation des transports étant devenu un sujet de préoccupation majeur chez de nombreux chargeurs.

SITL, rencontre avec Naviland Cargo qui recentre ses activités sur la route au lieu du rail

La société Naviland Cargo (Naviland) était présente au Salon de l’Innovation Transport & Logistique à Villepinte cette année, au sein d’un impressionnant stand RLE (Rail Logistics Europe) du groupe SNCF. Nous en avons appris un peu plus avec cette filiale qui dispose de sa propre capacité de traction.

Des années difficiles avant un possible rebond

Ce n’est une surprise pour personne : l’année 2023 a été désastreuse pour les activités ferroviaires en France et Naviland d’y a pas échappé. Les grèves et le coût de l’électricité ont beaucoup impacté Naviland qui a vue une contraction significative de ses activités.

L’année 2024 devrait être l’année de la stabilisation des flux. Il y a encore quelques impacts non négligeables à cause des mouvements sociaux mais l’année s’annonce un peu plus joyeuse pour Naviland. Fin 2023, la nouveau flux entre Tours et Barcelone a redonné du baume au coeur aux employés. Et Naviland reste à l’écoute du marché, avec comme objectif premier de continuer à fidéliser et consolider les flux, tout en espérant augmenter le nombre de rotations, en fonction de la demande des chargeurs.

Cap vers le transport routier pour Naviland

Si sur les rails Naviland ne voit pas de croissance facile dans les prochaines années, la route devrait lui apporter plus de succès, puisque la société mise sur ce report modal inversé et sur l’augmentation du transport de marchandise par ce biais. 17 agences en Europe s’occupent du transport par route et des investissements significatifs ont été réalisés pour ouvrir ou développer des flux routiers.

Naviland entend ainsi diversifier ses activités, la route étant un vecteur de croissance significatif, au grand dam des passionnés du rail…

FRET SNCF expérimente pour ses locomotives les huiles végétales et graisses recyclées

Fret SNCF lance le premier train de fret français circulant au HVO 100, un  bio carburant produit à partir d’huiles végétales et graisses recyclées.
Cette expérimentation est menée en partenariat avec EQIOM, pour permettre une baisse significative des émissions de CO2.

Fret SNCF propose déjà la meilleure performance bas carbone en France avec près de 90 % des tonnes/km transportées avec ses locomotives électriques.

En 2023, en nous confiant ses transports, EQIOM a réduit de plus de 8500 tonnes ses émissions de gaz à effet de serre, par rapport à un transport routier au gasoil.

Cette expérimentation confirme l’engagement d’EQIOM dans une logistique bas carbone.

@ Jean-Christophe Grandvalet

Source : LinkedIn