Arrêt de la liaison Cargobeamer entre Neuss et Perpignan

Depuis ce mardi, la liaison Cargobeamer entre Neuss (Allemagne) et Perpignan est à l’arrêt. On ne voit plus passer ces convois de remorques et conteneurs où l’on prenait plaisir à contempler les différentes couleurs des chargeurs, allant du bleu clair Amazon Prime au gris salissant Gopet en passant par le rouge Arcese ou encore le blanc des conteneurs en provenance de la Baltique.

Plusieurs mécaniciens de la société DB Cargo France (le tractionnaire) avaient averti que Cargobeamer allait se débarrasser de cette liaison d’ici octobre. Le nombre de rotations était passé de 12 à 8 récemment. Il semblerait donc que la mort programmée de cette relation intermodale soit quelque peu avancée, même s’il est possible de revoir un ou deux convois pour finaliser les contrats en cours, qui sait.

L’arrêt du Cargobeamer Neuss – Perpignan est assez surprenant. Le taux de remplissage était, surtout dans le sens Neuss -> Perpignan, assez élevé (plus d’une vingtaine de remorques et conteneurs sauf quelques exceptions). Cargobeamer avait même fait la promotion de cette relation en indiquant que les chargeurs allaient augmenter significativement leurs commandes en 2023.

Un coup dur pour le fret ferroviaire et le report modal et une preuve de plus qu’il est très difficile de faire du ferroviaire en France si on n’a pas l’appui de gros mastodontes déjà bien implantés comme RLE et sa filiale SNCF Fret. Ce n’est peut-être qu’un au revoir pour cette relation, ou le signe que Cargobeamer abandonne le marché Français, trop compliqué avec un réseau vétuste et le plus cher de France. La firme allemande peut se consoler avec le succès de sa relation Kaldenkirchen – Domodossola (qui ne passe pas en France), avec 17 rotations par semaine.

La dernière relation Cargobeamer en France (Calais – Perpignan), souvent très vide, est surement en sursis…

Le fret ferroviaire va se renforcer en région Occitanie grâce à Rail Logistics Europe

En lien avec sa stratégie de promotion de la mobilité, La Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée a signé un partenariat inédit avec le Groupe SNCF actant leur ambition commune en faveur du dynamisme du territoire.
A cette occasion, Frédéric Delorme, aux côtés de Jean-Pierre Farandou, a rencontré Carole Delga et Jean-Luc Gibelin pour renforcer l’intégration du fret ferroviaire à cette ambition.
 
Rail Logistics Europe entend ainsi de réaliser le X2 (doublement de la part modale du fret ferroviaire, d’ici à 2030, inscrit dans la loi Climat) en région Occitanie grâce à des axes de développement majeurs du transport ferroviaire de marchandises : transport de granulats pour l’approvisionnement des marchés BTP de Toulouse, trains de conteneurs maritimes sur l’axe Bordeaux<>Toulouse<>Fos, exploitation du chantier combiné de St-Jory, etc… Rail Logistics Europe ambitionne d’être un partenaire privilégié pour l’atteinte des objectifs de la Région.
 
Frédéric Delorme a profité de ce déplacement pour rencontrer des agents de Fret SNCF au triage de Saint-Jory, où il a longuement échangé avec les représentants du personnel. 
Il a notamment pu y réaffirmer l’importance de ce triage au regard de l’ambition de la Région et de nos objectifs de développement du fret ferroviaire en Occitanie. 

Source : Rail Logistics Europe

Changement de tractionnaire pour Kombiverkehr en 2024

Kombiverkehr est un des leaders européens de transport intermodal dont le siège se trouve à Francfort en Allemagne. En France, Kombiverkehr opère deux terminaux (Lyon et Bayonne).

Suite à la décision Française de « démanteler » SNCF Fret pour éviter une faillite à cause d’aides supposées illégales (sanctions pouvant aller à plus de 5 milliards par la commission Européenne), Kombiverkehr fait partie de ces acteurs qui devront se passer de l’opérateur de fret ferroviaire historique. Selon les informations qui circulent (et qui reste à confirmer officiellement), c’est DB Cargo France qui devrait récupérer les flux. Il n’y aura donc pas de report modal sur la route.

Novatrans, VIIA, Kombiverkehr et Hupac vont devoir se passer de Fret SNCF

Dans un dossier du journal Les Echos, on apprend que des grands acteurs de solution multimodales vont devoir se passer de Fret SNCF. Une lettre leur a été envoyée pour trouver une solution alternative, à savoir trouver une autre entreprise ferroviaire (qui ne peut pas être une filiale de SNCF), soit faire un report modal inversé.

Au total, 23 lignes sont concernées. Parmi les entreprises ferroviaires qui pourraient bénéficier de cette décision, il y a DBCF, Lineas, Europorte ou Regiorail. Le changement doit s’effectuer au 1er janvier 2024. Cette décision vient du gouvernement qui souhaite sauver Fret SNCF d’une mort certaine avec un dossier ouvert par la commission Européenne pour aides illégales.

Des travaux sur la voie de fret ZI de Bonville au sud de Chartres

La voie ferrée qui dessert la zone industrielle de Bonville au sud de Chartres semble en travaux, enfin faut-il l’espérer. Une partie de la voie a été déposée et des engins de chantiers sont présents. Cette voie est connectée à l’ancienne ligne Chartres – Orléans, qui a été rénovée uniquement sur la portion Chartres – Voves.

Dans la ZI de Bonville, la voie ferrée est connectée à un silo et une centrale à béton. Elle pourrait desservir bien plus avec de la palettisation. C’est Captrain qui assure la desserte principalement pour cette ZI.