Une pétition pour sauver l’entreprise Fret SNCF face à une action de la Commission Européenne

La société Fret SNCF est sur la sellette avec une enquête de la Commission Européenne pour avoir obtenu une aide de l’Etat Français, en contradiction avec les règles de la concurrence. Des cheminots ont lancé une pétition pour soutenir Fret SNCF, qu’ils qualifient « d’entreprise publique », tout en demandant la fin de la concurrence sur le fret ferroviaire :

« Les élus du CSE FRET SNCF exigent que le fret ferroviaire soit sorti des marchés de la concurrence, qui ne revitalisent jamais un secteur mais provoque son naufrage. Le Fret ferroviaire ne peut plus être une simple alternative dans notre société mais doit tout simplement être incontournable. Pour son développement, il faut l’inscrire sur un temps long, incluant une stabilité financière, des investissements massifs dans l’outil de production et une régulation économique plus importante.« 

Pourtant, le monopole SNCF sur le fret ferroviaire n’a, au contraire, pas endigué sa chute. L’arrivée de la concurrence en 2006 a même réussi à redresser la barre, ce que le monopole SNCF n’avait jamais réussi à faire :

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Mais les mêmes poncifs sont toujours utilisés. Comme le disait un propagandiste célèbre, vous dites un mensonge une fois il restera un mensonge, vous le répêtez 1000 fois et cela deviendra une vérité !

Malgré tout, Fret SNCF reste le principal acteur du fret ferroviaire en France et dispose du parc de machines le plus important. Le secteur n’aurait rien à y gagner que cette entreprise s’écroule.

Vous pouvez découvrir la pétition en cliquant ici.

Calais se transforme peu à peu en hub pour le report modal ferroviaire

Malgré les grèves qui ont fortement impacté l’ensemble des acteurs du fret ferroviaire, Calais garde espoir et continue les investissements, sous fonds publics ou privés. Aujourd’hui, deux acteurs sont présents : VIIA et Cargobeamer.

Le premier acteur avec deux rotations par semaine (Sètes et Le Boulou notamment) est bien entendu VIIA. En activité depuis 4 ans, le géant du ferroutage Français a la chance d’avoir son terminal intégré directement au port de Calais. Les taux de remplissage sont bons et les clients relativement fidèles malgré les grèves qui ont touché fortement les activités.

Le deuxième acteur, Cargobeamer, connait plus de difficultés. Avant les grèves, il y avait 5 rotations par semaine. Désormais, ce seront deux rotations, qui semblent déjà bien plus remplies. Le terminal est excentré par rapport au port de Calais (rupture de charge obligatoire) mais le développement de la zone artisanale de la Turquerie devrait donner de l’oxygène à l’acteur Allemand, notamment avec l’ouverture de l’entrepôt géant Amazon.